FAIL (the browser should render some flash content, not this).

Visite d’une délégation de Sénateurs Jordaniens du 30 mai au 5 juin 2010

Lundi 21 juin 2010
publie par Christiane Kammermann

Compte-rendu de la semaine avec la délégation de Sénateurs jordaniens (30 mai au 5 juin 2010) dans le cadre du groupe d’amitié France-Jordanie

Cette visite en France est intervenue au moment même où un nouveau drame a endeuillé cette région du Proche-Orient. Tout au long de leur visite, les sénateurs jordaniens ont tenu à souligner la gravité de la situation palestinienne et ont demandé aux pays amis de réagir, au risque de voir la crise s’aggraver. Selon eux la France, par l’intermédiaire du Quartet pour le Proche-Orient, doit influencer ses partenaires pour soutenir la Palestine.

Nous avons assisté à une table ronde en présence de M. Henry Laurens, Professeur au Collège de France, historien français auteur d’ouvrages de référence sur le monde arabo-musulman.

D’entrée de jeu, Il nous a dit toute l’estime que le Général de Gaulle portait au Roi Hussein.

Son sentiment est « qu’il faut un Etat Palestinien fiable. La France est consciente de tous les problèmes et approuve la position jordanienne. ». Le roi Hussein a toujours exigé le retrait intégral des Israéliens et il n’a jamais fait aucune concession.

Selon le Professeur Laurens l’occupation de 1967 a changé beaucoup de concepts. Le roi a considéré à cette époque que Jérusalem était arabe.

L’essentiel du travail diplomatique des Jordaniens reposait sur la défense de la cause palestinienne, car le corollaire à l’émergence et à l’expansion israélienne, a été l’expulsion (ou l’exil volontaire) des Palestiniens. Réfugiés dans divers pays arabes, ils sont pour beaucoup parqués dans des camps qui deviennent rapidement des bidonvilles ; dépossédés de leurs terres, de leurs maisons, pas indemnisés, peu soutenus par les pays frères, les Palestiniens connaissent d’immenses souffrances sans que ni la guerre ni la diplomatie ne fassent avancer la question.

Le Professeur Laurens est pour un état Palestinien, car les 2 millions de réfugiés palestiniens sont des citoyens à part entière.

Leurs droits doivent être défendus et Les Nations Unies doivent intervenir.

Selon le Professeur Laurens, le terrorisme existe parce que la population est opprimée, et qu’elle souffre de la violence.

L’aide de la France est nécessaire.

La résolution des problèmes du Moyen Orient commence par l’affaire palestienne.

Les relations Jordanie-France sont excellentes et pour le Professeur Laurens la Jordanie est un état modèle.

Le poids de l’histoire est un problème pour l’Europe.

D’un côté elle a développé le colonialisme, de l’autre elle éprouve la culpabilité de l’extermination des Juifs en Europe durant la seconde guerre mondiale.

Elle se sent coupable envers les 2 parties.

Dans l’après-midi nous avons rencontré Mme. Fadela Amara, Secrétaire d’Etat chargé de la politique de la ville auprès du Ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville.

Elle nous a dit qu’il fallait donner plus à ceux qui ont moins ; cela se traduit par des politiques spécifiques.

Selon elle, le cancer de l’islam est l’islamisme. Les intégristes religieux se focalisent sur la question de la place des femmes dans la communauté musulmane (les mariages forcés…). On rencontre en Jordanie les mêmes problèmes qu’en France.

Selon Fadela Amara, la situation de la femme s’améliore beaucoup, et entre autres il y a souvent plus de filles que de garçons dans les Universités.

Le port du voile augmente, est-ce une forme de protestation ? On observe un accroissement de la ferveur religieuse.

La ministre a souligné qu’il était important de montrer que, dans le monde arabe, des hommes s’engageaient pour le droit des femmes.

Comme le Professeur Laurens, Mme le Ministre Fadela Amara a souligné « qu’il faut urgemment un Etat Palestinien ».

Au Palais de l’Élysée, la délégation a été reçue par M. Claude GUÉANT, Secrétaire général de l’Élysée, qui a rappelé les liens qui unissent nos deux pays.

A propos du drame qui a coûté la vie à plusieurs personnes dans les eaux internationales au large de Gaza, le secrétaire général a rappelé le communiqué du Président SARKOZY condamnant ces évènements. Il a également souligné que les États-Unis avaient promis de travailler à une solution urgente en faveur de la création d’un état Palestinien.

Les parlementaires jordaniens ont déclaré qu’Israël créait une situation de fait sur le terrain, dont il sera de plus en plus difficile de sortir, et ont suggéré que l’Union européenne et les États-Unis proposent une solution sur les bases de la proposition arabe.

À l’Assemblée nationale, la délégation jordanienne a été reçue par M. Bernard ACCOYER, Président de l’Assemblée nationale, en présence de M. Louis Giscard d’ESTAING, membre du groupe d’amitié France-Jordanie de l’Assemblée nationale.

Au cours de cet entretien, les parlementaires jordaniens ont évoqué les trois grands projets que leur pays souhaite mettre rapidement en place :

• travailler pour la Paix dans cette région,

• travailler pour réformer leur politique et développer la démocratie -Notre système parlementaire se rapproche de celui de la France et nous avons besoin de votre exemple pour asseoir notre démocratie-,

• réaliser le projet nucléaire civil qui assurera l’indépendance énergétique de la Jordanie.

En outre, la délégation a été reçue par M. Dominique BAUDIS, Président de l’Institut du monde arabe, où ils ont déclaré que la culture jouait un rôle de passerelle entre les civilisations et que nos peuples avaient le devoir de rassembler ce patrimoine culturel dans le but de favoriser la paix.

A la demande de Sa majesté le Roi ABDALLAH II, qui avait manifesté le souhait d’obtenir l’aide de la France pour la réalisation du futur programme nucléaire jordanien, les sénateurs ont pu également, au cours de cette visite en France, s’entretenir au siège d’AREVA, avec Mme Anne LAUVERGEON, Présidente du Directoire d’AREVA et M. Dominique MOCKLY, Directeur du développement international et marketing le mardi 1er juin.

Areva entretetient des relations durables dans le domaine du nucléaire avec la Jordanie. Cette Coopération a commencée au sud d’Amman et s’est poursuivie par un appel d’offres pour sélectionner et construire une centrale nucléaire en Jordanie.

Le Groupe AREVA est tombé « amoureux » de la Jordanie.

Le président du Sénat jordanien, M. Taher Al-Masri a exprimé son souhait d’élargir la coopération avec l’Europe. Il a estimé que la France est le partenaire naturel du Moyen Orient, et que notre filière nucléaire est pacifique.

Les Jordaniens préfèrent traiter avec la France. Avec le soutien de la Corée ils construisent un réacteur. La technologie nucléaire asiatique est importante.

Les Jordaniens n’ont pas d’énergie mais du soleil !

Dans ce domaine, le roi de Jordanie est le pionnier de la région.

Le Président du Sénat jordanien, M. Taher Al-Masri nous a affirmé que le dossier d’AREVA est placé en très bonne position. Le Docteur Khaled Toukan est le Monsieur nucléaire de Jordanie.

M. MOCKLY précise que nous avons le devoir de faire l’offre la plus intéressante possible pour la Jordanie. Mettre en place pour la 1ère fois une centrale nucléaire implique de très grosses responsabilités.

Un des objectifs de ce voyage est de montrer à nos amis jordaniens, la technologie de notre pays et le système de recyclage. Il insiste sur la rigueur de l’exploitation.

La centrale nucléaire EDF de Flamanville (que nous avons visité le vendredi) est un chantier important en termes d’impact économique. Mention a été faite de notre visite du site de la Hague (Areva), et en particulier l’ aperçu du traitement des eaux usées. Le public veut savoir ce que deviennent les déchets nucléaires.

M. SIMONOT de G.D.F. Suez, réaffirme la volonté d’une coopération complète avec la Jordanie.

M. Aqel BELTAJI exprime ses inquiétudes au sujet de leur voisin (Israël) où le taux de cancers des personnes vivant près des centrales est très élevé, a tel point que l’on pense que le pays voisin envoie des ballons avec… c’est peut être l’imagination… mais le taux de cancer est très élevé.

Selon lui Il faut réfléchir à une campagne d’information dès maintenant.

IL s’interroge quant à la localisation du réacteur de la zone d’Aquaba qui est touristique.

Ils ont ressenti des craintes auprès des responsables et des habitants qui craignent que les coûts des terrains dans cette région augmentent énormément.

Israël travaille en secret, rien ne filtre, ce qui suscite beaucoup de craintes.

M. MOCKLY répond que la sensibilisation doit être de la responsabilité jordanienne que la France aidera.

Le choix de la technologie est parfaitement adapté.

Les risques de contamination sont les plus faibles possibles.

S’adressant à nos amis jordaniens, M. MOCKLY les a rassurés en leur certifiant qu’après la visite des sites de Cherbourg et de la Hague, ils verront qu’il n’y a pas de risques sur l’émergence du cancer, que le meilleur réacteur est proposé, que rien ne sort de la machine, et qu’il n’y a pas d’impact sur l’environnement.

Les travaux à prévoir sont très importants.

La question nucléaire est prédominante en Jordanie et a été traitée avec beaucoup de transparences et de sureté. Le Japon soutient le programme jordanien.

M. MOCKLY affirme que nous devons former une équipe et dire à la population qu’il n’y aura pas de risque.

Les sénateurs jordaniens ont redit leurs craintes concernant la zone d’Aqaba qui est une zone de tremblement de terre.

De plus, cette zone est à côté d’Israël et la Jordanie ne peut pas lui faire confiance.

Ils craignent des conséquences sur l’environnement marin. Ils souhaiteraient trouver un site plus sur.

Dans l’après-midi, nous nous sommes rendus sur le site du CEA à Saclay. Il compte près de 5000 chercheurs qui contribuent à optimiser le fonctionnement, la compétitivité et la sûreté des centrales nucléaires, et à apporter des solutions concrètes à la gestion des déchets nucléaires.

Le centre CEA de Saclay est un des 9 centres de recherche du CEA. Il constitue un centre de recherche et d’innovations de premier plan au niveau européen. Pluridisciplinaire, il exerce ses activités dans des domaines tels que l’énergie nucléaire, les sciences du vivant, les sciences de la matière, le climat et l’environnement, la recherche technologique et l’enseignement.

Nous avons eu le grand privilège de visiter le réacteur nucléaire expérimental Orphée. Il est de type piscine d’une puissance nominale de 14 MWth (Mégawatt thermique) destiné à fournir des faisceaux de neutrons pour les besoins de la recherche fondamentale, au service de la communauté scientifique internationale.

Les physiciens qui effectuent des recherches autour d’Orphée travaillent dans des domaines aussi variés que la chimie, la biologie, la métallurgie et la physique.

Orphée permet par ailleurs :

d’effectuer des analyses par activation

d’irradier des échantillons et de produire des radio-isotopes à usage industriel et médical (Cis-bio international),

le dopage de monocristaux de silicium par transmutation nucléaire.

Nous avons également visité Osiris, d’une puissance thermique de 70 MWth (Mégawatt thermique).

C’est un réacteur expérimental de type piscine, à eau légère et à cœur ouvert, dont le but principal est la recherche technologique. Sa fonction consiste à irradier sous haut flux de neutrons des éléments combustibles et des matériaux de structure des centrales électronucléaires dans le but d’améliorer leurs performances et de les rendre plus sûrs.

Ces programmes ont pour vocation de répondre aux besoins des industriels aussi bien pour le parc actuel des centrales que pour son évolution, et aux besoins des nouvelles filières répondant aux grands objectifs du développement durable en conciliant fiabilité, économie, sûreté et écologie.

Osiris est également utilisé pour produire des radioéléments en vue d’applications médicales et industrielles, et du silicium dopé destiné à l’industrie électronique (onduleurs…).

De retour à Paris, nous nous sommes entretenus avec M. Jean-Claude Lacoste, Président de l’Autorité de Sureté nucléaire (ASN).

L’ASN est consultée sur les projets de décret et d’arrêté ministériel de nature réglementaire relatifs à la sécurité nucléaire.

Elle assure au nom de l’Etat le contrôle du nucléaire, pour protéger le public, les patients, les travailleurs et l’environnement. Elle informe les citoyens.

Il existe une coopération entre cette institution et la Jordanie.

Le projet qui nous occupe actuellement est sous le contrôle de l’Autorité de Sureté nucléaire.

Le Président du Sénat, Gérard Larcher salue la délégation du Sénat JordanienAprès qu’il les ait salués officiellement en séance publique, le jeudi 4 juin, M. Gérard LARCHER, Président du Sénat, a reçu la délégation en audience au Petit Luxembourg. Il a rappelé le rôle majeur que la Jordanie jouait dans cette région du monde, rôle particulièrement important dans le processus de paix. Il s’est également engagé à se rendre prochainement en Jordanie pour symboliser l’amitié et faire un geste envers ce pays.

Le soir, nous sommes arrivés à Valognes et transferés vers Barneville Carteret dans le département de la Manche.

La journée du vendredi 4 juin fut organisée par Areva.

Les sénateurs jordaniens ont pu visiter le site de la centrale nucléaire de Flamanville y compris la construction de la nouvelle tranche du futur réacteur EPR, et accéder au centre de retraitement des déchets nucléaires de la Hague,

Sur le site de la Centrale nucléaire EDF à Flamanville, la visite a commencé par une présentation générale et la projection d’un film explicatif.

EDF, premier électricien nucléaire mondial, gère en France un parc de production nucléaire composé de 58 unités de production réparties sur 19 sites. Le parc produit 428 milliards de kWh par an et assure plus de 87% de la production d’électricité d’EDF qui propose ainsi à ses clients un kWh parmi les plus compétitifs d’Europe.

La France est la deuxième puissance électro-nucléaire au monde derrière les États-Unis.

Nous avons enfilé la tenue réglementaire et visiter les salles de contrôle ainsi que différentes installations.

Après les premiers travaux de préparation du site en 2006, la construction de l’EPR a débuté en décembre 2007 et se poursuit aujourd’hui.

Le démarrage de l’EPR de Flamanville est programmé en 2012 et la première production électrique sera commercialisée en 2013. Il constituera le premier exemplaire d’une nouvelle génération de réacteurs nucléaires.

Le coût de cet investissement est évalué à 4 milliards d’euros.

L’EPR : un enjeu industriel pour le futur.

La réalisation de réacteurs EPR en France répond aux nécessaires besoins d’investissements dans de nouvelles capacités de production pour assurer la sécurité d’approvisionnement et constitue une étape essentielle dans la préparation du renouvellement du parc nucléaire d’EDF.

L’EPR s’inscrit dans la continuité des techniques existantes. Il intègre tous les progrès récents en matière de sûreté, de protection de l’environnement, de performance technique et économique, pour offrir une production d’électricité sûre, compétitive et non émettrice de gaz à effet de serre.

En fin de matinée, nous avons été transférés sur le site de La Hague Areva. Bien gardée, bien protégée, l’usine AREVA située à La Hague est placée en permanence sous très haute surveillance.

Nous avons été invités à un déjeuner de travail sur ce site, en présence de M. Patrick Fauchon, Maire de Flamanville et des élus locaux et des représentants de la communauté de commune de Flamanville.

Il a été répondu aux questions jordaniennes sur l’impact environnemental des centrales nucléaires, sur leur insertion dans l’économie locale, et en particulier dans des régions touristiques, comme à Aqaba où devrait être implanté la future centrale jordanienne.

L’absence d’incidents depuis 40 ans a été soulignée, ainsi que les nombreuses mesures du site et celles des autorités.

Du neuf avec du vieux ! Voilà en résumé la fonction de l’usine de traitement AREVA située à La Hague. Elle reçoit le combustible usé venant de centrales nucléaires, extrait l’uranium et le plutonium qu’il contient pour produire un nouveau combustible opérationnel, puis conditionne et sécurise les déchets résiduels.

AREVA NC est ainsi le premier opérateur mondial du traitement du combustible nucléaire.

Le combustible usé contient également 3 à 5 % de déchets très toxiques : ce sont les “cendres” des réactions nucléaires, produits de fission qui contiennent la quasi-totalité de la radioactivité. Le traitement consiste à séparer les premières matières utiles de ces déchets non réutilisables, dits “déchets ultimes”, qui seront conditionnés selon des modalités qui offrent une sécurité maximale.

Ce traitement offre un intérêt évident du point de vue environnemental. Par le recyclage, il permet de limiter l’exploitation des gisements naturels d’uranium. D’autre part, ce traitement réduit significativement le volume et la toxicité des déchets radioactifs par rapport au stockage direct du combustible usé (sans traitement).

L’établissement dispose de la capacité industrielle nécessaire au traitement annuel des combustibles provenant de 90 à 100 réacteurs, soit 1 700 tonnes.

L’usine de La Hague travaille pour moitié à répondre aux besoins du programme nucléaire français et pour moitié à ceux d’une trentaine de compagnies étrangères.

Les sociétés clientes restent toujours propriétaires de leurs déchets: les contrats de traitement prévoient sans aucune exception leur retour à l’expéditeur.

S’il a déjà passé au moins un an dans les piscines des centrales nucléaires, le combustible usé passe encore au moins trois ans en piscine à AREVA NC avant que ne débute son traitement.

Le combustible continuera de se “désactiver”, c’est-à-dire perdre peu à peu de sa charge radioactive et thermique, dans une des quatre piscines d’entreposage de l’établissement.

Nous avons visité les piscines de stockage et assister au découpage des assemblages.

L’eau, refroidie et filtrée en permanence en circuit fermé, assure la protection contre le rayonnement, et le refroidissement du combustible qui chauffe naturellement.

Une fois séparés des matières recyclables, les déchets ultimes sont traités.

Les principaux, les produits de fission, sont stabilisés par vitrification. Les structures métalliques du combustible sont compactées.

Ces deux types de déchets sont conditionnés dans des conteneurs.

Tous les effluents gazeux ou liquides générés lors des opérations sont traités et sévèrement contrôlés avant leur rejet.

Nos invités ont été très impressionnés par la solution que cela pouvait représenter pour leur pays.

Quant aux eaux résiduaires, très faiblement radioactives, elles sont rejetées en mer après avoir été nettoyées, épurées et contrôlées, conformément aux autorisations ministérielles.

A titre d’information, sachez que le Centre d’Information du Public de Flamanville accueille le public durant les vacances scolaires et l’emmène au cœur de la production d’électricité d’origine nucléaire.

Extraction de l’uranium et enrichissement, fonctionnement des installations, surveillance de l’environnement, transport de l’énergie jusqu’au recyclage des déchets. Toutes les phases de la production nucléaire y sont expliquées avec des outils pédagogiques et ludiques.

Des conférences gratuites sont organisées à l’intention des écoles, collèges, lycées et établissements d’enseignement supérieur.